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Anthropologie et Linguistique

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Programme de Recherches Interdisciplinaires
animé par Michel de Fornel et Francis Zimmermann

SÉMINAIRE MENSUEL
Le 2ème mercredi du mois de 13h à 15h
salle 507 (54 bd Raspail)

A cette date nous avons mis fin au séminaire mensuel

Archives des années 2004 à 2008

En 2004-2005

Nous avions centré le séminaire 2004-2005 sur la question de la cognition située en rassemblant les textes classiques et les travaux actuels les plus prometteurs dans ce domaine. Le premier séminaire de l'année 2004-2005 s'est réuni le Mercredi 8 décembre. Graham Jones, qui appartient au groupe d’anthropologie linguistique de Bambi Schieffelin de New York University, nous a présenté son travail sur la «performance» chez les magiciens. L’article qu’il a publié en 2003 en collaboration avec Lauren Shweder servait de point de départ à la discussion:

Graham Jones & Lauren Shweder, The Performance of Illusion and Illusionary Performatives: Learning the Language of Theatrical Magic, Journal of Linguistic Anthropology, vol. 13 no. 1 (2003): pp. 51-70.

Le Mercredi 12 janvier 2005, nous avons étudié:

DISCOURSE, TOOLS, AND REASONING. ESSAYS ON SITUATED COGNITION
Edited by Lauren B. Resnick, Roger Säljö, Clotilde Pontecorvo, Barbara Burge
Berlin/Heidelberg: Springer Verlag, 1997

Lecture critique d'une des contributions à ce volume: Alessandra Fasula, Other Voices, Other Minds: The Use of Reported Speech in Group Therapy Talk, qui présente un intérêt particulier, pour l'anthropologie linguistique, du fait que la problématique de la cognition située est croisée avec celle du discours rapporté, qui est tout aussi centrale pour nous.

Le Mercredi 9 février 2005, nous avons discuté un ouvrage important publié en 2003 par Stephen C. Levinson, Directeur du Max Planck Institute for Psycholinguistics et Professeur de linguistique comparative à l'université de Nimègue:

Stephen C. LEVINSON, Space in Language and Cognition. Explorations in Cognitive Diversity, Cambridge, CUP, 2003 (Collection 'Language, Culture & Cognition').

Nous avons plus particulièrement étudié le chapitre 3, Linguistic diversity, pp. 62 à 111, choisi parmi d'autres pour son originalité et son intérêt dans la perspective qui est la nôtre, celle de l'anthropologue et du linguiste intéressés par le fonctionnement des déictiques dans la cognition située, et qu'on peut télécharger au format PDF à partir de l'espace Documents de la liste de diffusion anthropologie-linguistique.

Le Mercredi 9 mars 2005, nous avons discuté plusieurs textes de Edwin Hutchins, professeur au Department of Cognitive Science at UCSD, et, après une brève présentation de son livre désormais classique:

Edwin HUTCHINS (1995) Cognition in the Wild. Cambridge, MA: MIT Press

et plus particulièrement deux articles récents:

Hollan, J. D., Hutchins, E. and Kirsh, D. (2000) Distributed Cognition: a new foundation for human-computer interaction research. ACM Transactions on Human-Computer Interaction: Special Issue on Human-Computer Interaction in the New Millennium, Vol. 7, No. 2, pages 174-196

Edwin Hutchins (2004). Material Anchors for Conceptual Blends, Journal of Pragmatics, in press

dont des versions manuscrites, disponibles sur le web, ont été placées dans l'espace Documents de la liste de diffusion anthropologie-linguistique. Dossier 'Hutchins (Edwin)'.

 

Mercredi 11 mai 2005, conférence de

Gabriel BERGOUNIOUX
(Université d'Orléans)

Epistémologie linguistique: analyse, comparaison et typologie

«La linguistique a eu son heure de gloire dans le champ des sciences humaines et sociales au cours des années 50/60 quand la valeur paradigmatique accordée au concept de structure a semblé faire d’elle une «science pilote». Cinquante ans plus tard, les sciences du langage, dans un pluriel revendiqué, semblent partagées entre plusieurs courants (linguistique cognitive, typologie linguistique, traitement automatique des langues, anthropologie linguistique…) et tant d’écoles et de théories qu’il est difficile d’en maîtriser les orientations et les enjeux.

D’abord, en revenir aux principes. La linguistique s’est constituée en s’autonomisant par rapport à la notation conventionnelle des langues, dans une indifférence aux pratiques et aux cultures, avec un champ d’investigation limité à des langues mortes. La grammaire historique tout entière est issue d’une rétraction par rapport à l’histoire et aux autres sciences sociales. Aussi, les critiques les plus fortes à l’encontre de ses méthodes ont été formulées par les phonéticiens, confrontés à l’oral, et les dialectologues, exposés aux enseignements du terrain.

Le structuralisme, qui représente l’une des réponses à ces critiques, celle qui a connu le plus grand succès, a privilégié l’approche interne des langues. C’est pourquoi la puissance explicative de ce modèle est incomparablement plus forte dans les domaines phonologique et syntaxique, alors que le traitement des données lexicales ou sémantiques s’avère moins probant. En même temps que sa méthode s’imposait aux autres sciences sociales, la linguistique se détachait de leurs préoccupations, en constituant des secteurs spécialisés dont l’apparition est contemporaine de ce développement (sociolinguistique, psycholinguistique, linguistique clinique…).

L’un des résultats majeurs de la linguistique structurale est la production de descriptions suffisamment homogènes pour valider une comparaison synchronique fondée sur les caractères des langues. Comme il en reste des milliers à décrire, les relevés sur le terrain continuent. J’ai contribué à ce travail sur une langue d’Amazonie: le palikur, pour laquelle j’ai procédé à une description variationniste de la phonologie, avec une proposition de transcription.

A présent, les inventaires réalisés alimentent les recherches sur la typologie des langues et les universaux linguistiques. Partant des enquêtes réalisées sur place, je voudrais interroger en retour les avantages et les limites d’une approche où sont traitées sur le même plan des faits, des collectes et des rendus hétérogènes. J’en donnerai l’illustration par les problèmes concrets auxquels j’ai été confronté et qui concernent aussi bien les conditions de la collecte ou les théories sous-jacentes que la différenciation des langues et de leurs usages.

Revenant au plus près de l’observation, je donnerai en conclusion un aperçu du travail entrepris en collaboration avec le CELITH sur la description du français contemporain. La comparaison croisée entre deux façons de raisonner sur les données, selon qu’il s’agit de la langue maternelle ou d’une langue dite exotique, relève d’un projet de connaissance des langues qui prend en compte la dimension socio-cognitive des phénomènes dans la construction de l’objet et dans les modélisations et formalisations proposées.»

 

En 2005-2006

Lors des séminaires du 9 novembre, du 14 décembre 2005 et du 11 janvier 2006, nous avons commencé de présenter et discuter deux textes récents de Michael SILVERSTEIN (Université de Chicago), qui est l'un des représentants les plus éminents et les plus passionnants de l'anthropologie linguistique américaine. Les références de ces textes sont:

Michael SILVERSTEIN, “Cultural” Concepts and the Language-Culture Nexus, Current Anthropology, Volume 45, Number 5, December 2004, pp. 621-652. Article suivi de plusieurs commentaires. Téléchargeable sous le nom silverstein_cultural_concepts.pdf à partir du dossier Silverstein (Michael) dans l'espace Documents de la liste de diffusion anthropologie-linguistique.

Michael Silverstein, Axes of Evals: Token versus Type Interdiscursivity, Journal of Linguistic Anthropology, Vol. 15, Issue 1, 2005, pp. 6-22. Téléchargeable sous le nom silverstein_axes_evals.pdf à partir du dossier Silverstein (Michael) dans l'espace Documents de la liste de diffusion anthropologie-linguistique.

Evals” est un néologisme forgé à partir de l’adjectif coeval, venu en anglais du latin coaevus, co- + aevum, «époque, durée de vie». Coeval veut dire «contemporain, de la même époque». Silverstein utilise ce mot au pluriel (evals) comme synonyme du mot chronotopes (jadis forgé par Mikhail Bakhtine) pour désigner les différents «espaces-temps» d’un récit et, par extension, d’un discours. L’intitulé de cet article pourrait peut-être se traduire en français sous la forme: «Deux axes des espaces-temps: L’interdiscursivité fondée sur la Mention (token) et l’interdiscursivité fondée sur le Type (type)».

Au séminaire du Mercredi 22 février 2006 nous avons présenté et discuté un passionnant article de William Hanks:

William HANKS, “Explorations in the Deictic Field,” Current Anthropology, Volume 46, Number 2, April 2005, pp. 191 à 220 (y compris le débat et la réponse finale de l'auteur). Disponible au format PDF sous le nom hanks_deictics.pdf.

C'est une mise au point très complète et très pédagogique sur la question de l'indexicalité, qui est centrale dans notre domaine. Bill Hanks n'est plus à présenter, c'est l'un des classiques de notre discipline, et d'ailleurs un chapeau très complet donne en début d'article les éléments de sa biographie et de sa bibliographie.

Au séminaire du Mercredi 15 mars 2006 nous avons invité:

Katherine E. HOFFMAN
Professeur à Northwestern University

People Don't Stay Put: Ethnolinguistic Ideologies and Bilingual Soussi (Moroccan) Song

Nous avons étudié à cette occasion:

Katherine E. HOFFMAN, Moving and Dwelling: Building the Moroccan Ashelhi Homeland, American Ethnologist, Vol. 29, Number 4, pp. 928-962.

Ainsi que les articles classiques de Judith Irvine et Susan Gal sur les idéologies linguistiques:

irvine_gal_ideology. pdf    Judith T. Irvine and Susan Gal, Language Ideology and Linguistic Differentiation, in Paul V. Kroskrity (Edited by), Regimes of Language. Ideologies, Polities, and Identities, Santa Fe: School of American Research Press & Oxford: James Currey, 2000, pp. 35-83.

gal_public_private.pdf    Susan Gal, Language Ideologies Compared: Metaphors of Public/Private, Journal of Linguistic Anthropology, Vol. 15, Issue 1, 2005, pp. 23-37.

 

 

En 2006-2007

Nous avions inauguré le Mercredi 10 mai 2006
et nous avons poursuivi le Mercredi 13 décembre 2006 un cycle de réflexions sur

CHOMSKY ET NOUS

à partir d'un texte récent:

Chomsky, Noam, 2005. Three Factors in Language Design, Linguistic Inquiry 36(1):1-22

Ce texte est disponible sous le nom de chomsky_design.pdf dans le Dossier 'Chomsky' de l'espace partagé de la liste de diffusion anthropologie-linguistique. Ce dossier fut progressivement complété de différents textes de Chomsky et articles de commentaires, pour constituer une introduction à son œuvre dans la perspective spécifique de l'anthropologie linguistique.

(Dossier 'Encrevé')

encreve_phonologie.pdf   Pierre Encrevé, «L'Ancien et le nouveau. Quelques remarques sur la phonologie et son histoire», Langages, n° 125, Mars 1997, Nouvelles phonologies, pp. 100-122.

(Dossier 'Chomsky')

fitch_hauser_chomsky.pdf   “The evolution of the language faculty: Clarifications and implications,” Cognition 97 (2005), pp. 179-210.

hauser_chomsky_fitch.pdf   “The Faculty of Language: What Is It, Who Has It, and How Did It Evolve?,” Science, Vol. 298, 22 November 2002, pp. 1569-1579.

jackendoff_pinker.pdf   Ray Jackendoff & Steven Pinker, “The nature of the language faculty and its implications for evolution of language (Reply to Fitch, Hauser, and Chomsky),” Cognition 97 (2005), pp. 211-225.

pinker_jackendoff_faculty.pdf   Steven Pinker & Ray Jackendoff, “The faculty of language: what's special about it?,” Cognition 95 (2005), pp. 201-236.

 

Le Mercredi 24 janvier 2007 nous avons abordé l'étude des

Grammaires de Constructions

La séance du 13 décembre 2006 était centrée sur le débat Chomsky-Fitch-Hauser et Jackendoff-Pinker sur l'évolution de la faculté de langage. Le dossier de textes est référencé ci-dessous et téléchargeable. La mise au point préliminaire pour lancer la discussion était assurée par Guillaume Desagulier et Michel de Fornel. Guillaume Desagulier s'était donné pour tâche de présenter deux contributions dont l'auteur principal est Adele Goldberg, et d'expliquer en quoi les Grammaires de Constructions permettent de repenser le concept de représentation cher aux générativistes à l'aune d'une approche centrée sur l'usage (ce concept étant central en linguistique tout autant qu'en anthropologie). Il formula ses remarques par écrit, pour lancer la discussion le 24 janvier, et ce texte fut placé dans l'espace Documents de la liste de diffusion:

(Dossier 'Constructions')

desagulier_constructions.pdf    Guillaume Desagulier, «Remarques sur l'origine des Grammaires de Constructions et le statut des représentations en linguistique» (Texte préparé pour ce séminaire).

goldberg_constructions.pdf    Adele E. Goldberg, “Constructions: a new theoretical approach to language,” Trends in Cognitive Sciences, Vol. 7, No. 5, May 2003, pp. 219-224.

goldberg_jackendoff_resultative.pdf    Adele E. Goldberg and Ray Jackendoff, “The English Resultative as a Family of Constructions,” Language, Vol. 80, No. 3, September 2004, pp. 532-568.

 

Le 14 février 2007 a été consacré aux

Théories de la Politesse

A la suite du séminaire du 14 février, qui nous a permis de situer la théorie de Penelope Brown et Stephen Levinson dans le cadre de la sociologie contemporaine, nous sommes convenus de poursuivre notre enquête sur les Théories de la politeness, développées depuis les années 1970 dans la littérature anglo-saxonne, qui concernent à la fois les Grammaires de Constructions et l'anthropologie linguistique. C'est un domaine central et très accessible aux étudiants.

Nous avons insisté, le 14 février, sur l'intérêt de ces théories sociolinguistiques pour l'anthropologie sociale et sur la problématique de la «construction de la personnalité» à travers les pratiques de politesse et la construction des formes linguistiques de politesse. Le chapitre de William Foley indiqué ci-dessous est particulièrement intéressant sur ce point.

Le choix de lectures proposées ci-dessous sera complété progressivement d'ici le mois de mai.

Dès maintenant il convient d'ajouter à la liste:

Michel de Fornel, «Rituel et sens du rituel dans les échanges conversationnels», dans [Collectif], Le Parler frais d'Erving Goffman, Paris, Minuit, 1969, pp. 180-195.

Pages web pouvant servir d'introduction à cette problématique:

Théorie des Faces: «Face Work», ou Jouer la Comédie
Hedge: La «distanciation» (hedge) comme politesse négative

La page Hedge a été largement augmentée à la suite du séminaire du 14 février, pour tenir compte de nos échanges sur ce thème.

Des textes à l'appui ont été placés au format PDF dans le dossier 'Politesse' de l'espace Documents de la liste de diffusion anthropologie-linguistique:

(Dossier 'Politesse')

bargiela-chiappini_politeness.pdf   Francesca Bargiela-Chiappini, Face and politeness: new (insights) for old (concepts), Journal of Pragmatics, Volume 35, Issue 10-11, October 2003, Pages 1453-1469.

brown_levinson_politeness.pdf   Penelope Brown and Stephen C. Levinson, Politeness. Some universals in language usage, Cambridge, CUP, (1978), 1987, pp. 131 (Chart of Strategies: Negative politeness) et 142-172 (Hedge).

foley_politeness.pdf   William A. Foley, Politeness, face, and the linguistic construction of personhood, qui est le Chapitre 14 de son ouvrage Anthropological linguistics: An introduction, Oxford, Blackwell, 1997, pp. 260-285.

fukada_asato_politeness.pdf   Atsushi Fukada, Noriko Asato, Universal politeness theory: application to the use of Japanese honorifics, Journal of Pragmatics, Volume 36, Issue 11, November 2004, Pages 1991-2002.

Deux articles classiques viennent d'être ajoutés dans le dossier 'Constructions':

(Dossier 'Constructions')

fillmore_let_alone.pdf   Charles J. Fillmore, Paul Kay, Mary Catherine O'Connor, Regularity and Idiomaticity in Grammatical Constructions: The Case of Let Alone, Language, Vol. 64, No. 3, September 1988, pp. 501-538.

nunberg_sag_wasow_idioms.pdf   Geoffrey Nunberg, Ivan A. Sag, Thomas Wasow, Idioms, Language, Vol. 70, No. 3, September 1994, pp. 491-538.

 

Le 14 mars 2007 a été consacré à une

intervention de Pierre Judet de La Combe

Autour de l'ouvrage de Pierre Judet de La Combe et Heinz Wismann, L'Avenir des langues. Repenser les Humanités, Paris, Editions du Cerf, 2004.

 

Trois conférences pour conclure l'année 2006-2007

1 / le Mercredi 9 mai 2007

Charles GOODWIN
Professeur à l'Université de Californie à Los Angeles
Professeur invité à l'EHESS

Interactive Footing:
Rethinking the Notion of Dialogue in Goffman, Volosinov and Bakhtin

Using as data videotapes of archaeologists working to see and map structure in the dirt they are excavating, surgeons in the midst of an operation, meaning-making in the home of a man with severe aphasia, and sequences of actual talk-in-interaction, these talks will investigate action, cognition, language use and things as phenomena constituted through actual agent-object inter-action. Rather than viewing cognition as an abstract process lodged entirely within the mental life of sentient beings, language as a nonmaterial process situated within the psychological life of the individual, and things as mute, unmoving objects, this presentation will focus on the mutual constitution of actors, things, bodies, and communities within the ongoing organization of situated language use and dynamically unfolding activities.

 

2 / séminaire exceptionnel le Lundi 14 mai 2007, de 13h à 15h

William F. HANKS
Professeur à l'Université de Californie à Berkeley
Professeur invité à l'EHESS

Problèmes de terrain sur la deixis (en français)

 

3 / séminaire exceptionnel le Mardi 22 mai 2007, de 17h à 19h

Marjorie GOODWIN
Professeur à l'Université de Californie à Los Angeles

“You're Not Even Here”: Social Inequality as Situated Language Practice


In the midst of talk girls in peer group police the local social landscape, and make evaluative commentary to one another with respect to what they consider the valued signs in their larger social universe that are linked to social status. In this paper I am concerned with language games through which children in a peer group come to know their social world while participating in an ongoing evaluative commentary on it. Peer interaction is examined within face-to-face encounters, or environments of mutual monitoring possibilities (Goffman 1972:63). Interaction occurs in the midst of larger social fields in which actors are constructed as incumbents to alternative social positions, assessed with respect to distinctive types of value. One‚s access to wealth and class is evident both through visible public displays of clothing, as well as the ways in which participants display their access to social arrangements that entitle them to talk about cotillion balls, cars, elite sports activities, foreign travel, future employment, and family estates. Examination of the language practices of a particular peer group over three years reveals ways that members actively police their social order, sanctioning those deemed violators of local social norms. Rather than attempting to maximize affiliative actions, a form of human sociality emerges where members use their bodies to openly degrade another whose body is considered unacceptable and deny her a ratified participant status in local activities. Through this study I attempt to understand the interaction/social structure nexus (Schegloff 1992) by describing the range of practices through which identities are linked to specific actions within interactions.

 

Mercredi 9 janvier 2008

Le Mercredi 9 janvier 2008 marquait un retour de l'Anthropologie sociale et culturelle dans notre programme de recherche:

Comment un anthropologue fait «travailler» l'hypothèse de Sapir

Francis Zimmermann

Faire «travailler» des concepts et des hypothèses, c'est les utiliser comme des outils d'exploration et d'analyse. Je voudrais illustrer la façon dont j'utilise, dans mes recherches, ce que j'appelle, après Paul Friedrich, l'une des versions fortes de l'hypothèse de Sapir.

Les éléments du dossier théorique et méthodologique sont disponibles dans la bibliothèque numérique (textes de Paul Friedrich).

 

Le mercredi 13 février 2008, Francis Zimmermann a présenté de nouvelles propositions de recherches:

Voix, son, image
Propositions pour une construction informatique des scénographies de la voix

s'appuyant résolument sur les avancées de l'informatique de réseau, les sites web dynamiques, pour mettre en scène la voix et le geste, la parole et le chant, le format de production et le cadre de participation.

Il ne s'agit absolument pas de reproduire ce qui existe déjà — le modèle du laboratoire équipé d'une batterie d'ordinateurs. Je m'efforcerai d'esquisser une autre démarche et une autre utilisation de l'informatique qui privilégie les outils d'édition web pour produire en temps réel, mais dans un espace virtuel, la scène langagière et l'activité langagière en situation. Le modèle dont ce projet s'inspire n'est pas la vidéo, mais plutôt le jeu de rôles.

Ce projet se dévevoppera dans le cadre du PRI Sites Web Dynamiques de l'EHESS.

 

A cette date nous avons mis fin au séminaire mensuel